Parc Paul Mistral

Parc Paul Mistral

Vue aérienne du parc
© Photographie de Thierry Chenu, 2015, VdG

Le parc Paul Mistral, vaste espace vert en cœur de ville (33 hectares), témoigne de l’histoire militaire, politique, urbaine, industrielle, artistique et sportive de Grenoble.

Le parc nait suite à l’organisation de l’Exposition internationale de la Houille blanche et du tourisme tenue en 1925 à l’initiative du maire Paul Mistral. La manifestation se déroule sur un terrain appartenant à l’Armée, le Polygone du Génie, situé au-delà des fortifications (bâties par le général Haxo entre 1836 et 1848) démolies pour l’occasion. L’Exposition se traduit par la construction de palais et de pavillons et se dote d’une tour d’orientation, réalisée par Auguste Perret. Avec ses 90 mètres de hauteur, elle est alors la plus haute construction en béton armé d’Europe.

A l’issue de l’’Exposition, la municipalité détruit l’ensemble des infrastructures, hormis la tour d’orientation et le palais de la Houille Blanche, afin de métamorphoser le site en parc public appelé dès lors parc de l’Exposition puis, plus tardivement, parc Paul Mistral. En 1936, la partie nord-est du parc voit la construction du stade Charles Berty, remplacé par la réalisation en 2008 du Stade des Alpes.

Le parc connaît une campagne importante de modifications à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 1968. Il est redessiné par la paysagiste Ingrid Bourne qui crée un jardin alpin tandis que sa périphérie reçoit de nouveaux équipements sportifs. Le stade de glace (actuel Palais des sports) et l’anneau de vitesse accueillent les épreuves sur glace de la compétition. Le nouvel hôtel de ville (jusqu’ici, l’hôtel de ville se situait dans l’ancien hôtel de Lesdiguières au jardin de Ville), construit par Maurice Novarina, s’implante en bordure du boulevard des Alpes (actuel boulevard Jean Pain). Plusieurs œuvres d’art, réalisées dans le cadre du Sympoisum de sculpture tenu en 1967, sont également installées. Pousse de marbre, Petit plaisir, Mutants et Père et Fils y demeurent toujours. La vasque olympique, allumée par Alain Calmat en 1968, a été installée en 1988 à l’entrée ouest (dans le prolongement du boulevard Maréchal Joffre).

Au début des années 2000, d’importants travaux de réaménagement et d’agrandissement sont initiés. Le parc est agrandi en direction de l’Isère sur l’emprise de l’échangeur des Sablons, réorganisé afin de libérer des espaces verts jusqu’alors inaccessibles pour les piétons. Cette extension permet de remettre en valeur l’un des derniers bastions de l’enceinte Haxo (construite entre 1824 et 1848) ainsi que la sculpture L’envol : l’oiseau de Costas Coulentianos. Les parkings situés le long du boulevard Jean Pain sont supprimés et intégrés à l’emprise du parc.

A ce jour, le parc Paul Mistral compte 80 essences d’arbres et 19 sujets remarquables. Il présente de vastes pelouses et prairies, des espaces forestiers, des aires de jeux, un petit train, des agrès de fitness inter-âge. C’est aujourd’hui le lieu où se déroule le plus grand nombre de manifestations organisées par la Ville pour les Grenoblois. Il accueille notamment les activités d’été, le feu d’artifice du 14 juillet, des concerts, des manifestations sportives et des commémorations.

Crédit (auteur)

Service Espaces verts et VAH, Ville de Grenoble

Date

1925