Paul Mistral

Portrait de Paul Mistral.
© Photographie d'Henri Martini, coll. Musée dauphinois. Reproduction interdite.
(La Morte, 1872 - id. 1932) Issu d’un milieu modeste, Paul Mistral s’investit dans les mouvements ouvriers de la fin du 19e siècle puis devient député SFIO (Section française de l’internationale ouvrière). Elu maire en 1919, Paul Mistral amorce le renouveau de la ville et prône une politique urbaine ambitieuse. Celle-ci suppose l’étude d’un plan d’extension et la démolition des fortifications. C’est à Léon Jaussely, qu’est confiée en 1921, l’étude du plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension vers le sud. Même si ce plan d’urbanisme ne sera réalisé que partiellement, il témoigne d’une volonté politique forte de changement et d’ouverture. Paul Mistral choisit en 1923, le polygone militaire du Génie, comme site de la future Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme, ce qui nécessite d’exproprier l’armée. Fortement engagé dans l’essor des logements sociaux, il crée en 1921 l’Office Public d’habitation à bon marché, sous l’égide duquel les cités de la Capuche, du Rondeau, de la Bajatière… sortent de terre. Son nom est associé au passage de Grenoble à la modernité.

Bibliographie

- G. Martin, «Biographie politique de Paul Mistral député-maire de Grenoble (1919-1932)», Grenoble, Roger Millier, 2008.
- R. Favier (dir), « Grenoble : histoire d'une ville », Grenoble, Glénat, 2010.