Omniprésence du paysage

Omniprésence du paysage

Vue sur le Vercors et la Caserne de Bonne
© photo Alain Fischer, 2015, VdG
De l’intérieur de la ville ancienne, les liaisons visuelles avec les sommets environnants (comme le Moucherotte, les crêtes du Saint-Eynard, les cimes de Belledonne) sont peu nombreuses, mais spectaculaires lorsqu’elles profilent leurs remarquables silhouettes au débouché d’une rue étroite du centre médiéval, ou d’un des grands axes structurants de l’expansion du 19e, tels que la rue Hebert, les terrasses du Parc Guy Pape ou le cours Berriat. À flanc de coteaux, on découvre notamment le couvent Sainte-Marie-d’en-Haut, le Fort Rabot, la Bastille, le mont Jalla, les vestiges liés aux carrières de la Porte de France et, plus haut encore, le mont Rachais... Plus on s’éloigne du centre historique plus le panorama devient présent. L’ensemble des trois massifs, Belledonne, Chartreuse et Vercors, offre un paysage changeant selon les heures de la journée et les humeurs du temps. Le paysage est devenu aujourd’hui un critère de qualité dans les aménagements urbains qui se doivent de l’intégrer voire de le sublimer. Créée en novembre 2013, l’Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), outil de protection, développe dans son règlement les points de vue remarquables et les éléments paysagers remarquables de manière à préserver les cadrages du grand paysage et à juger de la qualité de l’insertion paysagère des projets qu’ils soient architecturaux ou paysagers.

Bibliographie

- R. Blanchard, Grenoble. Étude de géographie urbaine, Armand Colin, 1911.
- R. Favier, « Naissance d’une ville alpine. Grenoble (XVIIe-début XXe siècle) », Histoire des Alpes, année 2003/8, p. 245-265.
- J. Joly et J.-F. Parent, Paysage et politique de la ville, Grenoble de 1965

Crédit (auteur)

Direction des Affaires Culturelles, Ville de Grenoble

Diaporama

Vue sur le Vercors et la Caserne de Bonne
Belledonne, vue du Boulevard Joseph Vallier