Diversité géologique du territoire grenoblois : Cluse de l'Isère

Diversité géologique du territoire grenoblois : Cluse de l'Isère

La Cluse de l'Isère est la coupure naturelle séparant la Chartreuse du Vercors. Celle-ci s'est formée, élargie et calibrée en U, par les passages successifs du glacier de l'Isère à chacune des crues qui ont amené ce dernier à l'emprunter au cours du Quaternaire. Ces passages glaciaires ont rendu ses flancs abrupts, notamment au débouché de la Cluse de l’Isère en aval de Voreppe. Les extrémités de ces langues glaciaires s’y sont étalées en laissant des moraines (amas de débris rocheux) autour de Moirans. La zone la plus creusée par les glaces fut longtemps occupée, après leur fonte, par un lac dont le niveau aurait fluctué entre 240 m (lac de Moirans) et 190 m (lac terminal de la Rivière). Le fond de la Cluse de l’Isère est entièrement occupé par une plaine de 3 kilomètres de largeur en moyenne, constituée par les alluvions d'origine fluviatile qui ont colmaté ce lac.

Bibliographie

- DEBELMAS J. et al. Alpes du Dauphiné, coll. « Guides géologiques régionaux ». Paris : Masson, 1983.
- NICOUD G. et al. « Creusement et remplissage de la vallée de l’Isère au Quaternaire récent », Géologie de la France, n°4, 2002, p. 39-49.
- VATIN-PERIGNON N. « Amable Matussière (Marcenat, 1828 - Domène [Isère], 1901), pionnier de la houille blanche en Dauphiné ». Revue de la Haute Auvergne, t. 69, octobre-décembre 2007, p. 518-523.
- VATIN-PERIGNON N. « Pourquoi ne trouve-t-on pas du diamant dans les Alpes mais du graphite ? », La lettre de l’Aphid, n°9, mars 2015, p. 3-4.

Crédit (auteur)

Nicole Vatin-Perignon, Docteur d'Etat en volcanologie, ancienne présidente de l'Académie Delphinale