Diversité géologique du territoire grenoblois : promontoire de la Bastille

Site de la Bastille
© Photo Sylvain Frappat, 2014, VdG

La corniche calcaire (140 millions d'années), qui domine à pic la berge droite de l’Isère à Grenoble, forme un promontoire au pied de la montagne de la Bastille. Elle a été utilisé comme matière première dès le Ier siècle et jusqu'au XIXe siècle.

Elle a en effet servi de pierre à bâtir ainsi que de pierres de taille pour les autels funéraires et votifs des Ier et IIe siècles (carrières de la Porte de France) puis de matériau pour les fours à chaux du IVe siècle. Au milieu du XIXe siècle et jusqu’en 1970, les calcaires argileux (135 Ma), avec le banc de pierre à ciment naturel de la Porte de France, donneront un ciment prompt et lent, unique au monde et très connu. Quant au glacier de l’Isère, il a transporté sur de grandes distances des blocs erratiques dont l’un est bien visible sur les pentes du Rabot, au-dessus du Musée dauphinois.

Fort de la Bastille, Grenoble

Comment s'y rendre ?

Bibliographie

- DEBELMAS J. et al. Alpes du Dauphiné, coll. « Guides géologiques régionaux ». Paris : Masson, 1983.
- NICOUD G. et al. « Creusement et remplissage de la vallée de l’Isère au Quaternaire récent », Géologie de la France, n°4, 2002, p. 39-49.
- VATIN-PERIGNON N. « Amable Matussière (Marcenat, 1828 - Domène [Isère], 1901), pionnier de la houille blanche en Dauphiné ». Revue de la Haute Auvergne, t. 69, octobre-décembre 2007, p. 518-523.
- VATIN-PERIGNON N. « Pourquoi ne trouve-t-on pas du diamant dans les Alpes mais du graphite ? », La lettre de l’Aphid, n°9, mars 2015, p. 3-4.
- AVENIER C. Les ciments de l’Isère : deux siècles d’innovation. Veurey, Ed. Le Dauphiné Libéré, 2010.
- CAYOL-GERIN A., GUICHARD C. et RIBOREAU B. L'or gris du grand Grenoble. Lyon : Patrimoine rhônalpin, 1994.

Crédit (auteur)

Nicole Vatin-Perignon, Docteur d'Etat en volcanologie, ancienne présidente de l'Académie Delphinale