"Univers de Jeux 1", 1967, de Pierre SZEKELY

"Univers de Jeux 1", 1967, de Pierre SZEKELY

Pierre Székely, "Univers de Jeux 1", 1967, béton coloré projeté au pistolet sur un fin grillage métallique préformé (détail)
© ADAGP, Paris, 2018. Photo Sylvain Frappat, 2011, VdG

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Transform Game Universe, 1967, Coloured concrete projected with a spray gun onto a pre-shaped metallic mesh.

At the olympic village, SZEKELY brought his sculpture-architecture experiments to life in more modest dimensions adapted to children. He created an assemblage of volumes using hollow forms like obscure and mysterious “troglodytes”. This sculpture-game is made up of a snake, a satellite, and a mushroom in which there are a series of surprising pathways, corridors and bends, climbing and sliding games. We can also see Front, Point de vues and Paroles, three SZEKELY's sculptures located in the esplanade of the Pierre-Mendes-France building in the Saint-Martin-d’Hères/Gières campus.

The work was made within the framework of the first French symposium of sculpture in 1967. This international rendezvous for artists expressed the town of Grenoble’s desire to confront sculptors with the urban structures that accompanied the organisation of the 1968 Winter Olympics. Around fifteen works were thus created in-situ, from the northern entrance to the town to the Olympic village and going through Paul Mistral Park.

Hungarian born SZEKELY (1923 - 2001) learnt wood carving and modelling at the age of 11, then went on to study sculpture and drawing with Hanna DALOS. Interned in 1944 in a labour camp, there he began learning about stone carving and architecture. After escaping and living clandestinely, he settled in France in 1946. During the 60s, he made his first community sculpture-architectures in Valenciennes and built a holiday village for the Renouveau association in Beg¬-Meil in Brittany. He developed a method that allowed him to cut granite with fire and improved techniques for projecting concrete onto metal frameworks. SZEKELY defined his sculpture as being neither abstract, nor figurative, but rather "significant". His works, with their elementary forms, function both as a protected space and an inhabitable sculpture.

This work was commissioned by the town of Grenoble in 1967. The town of Grenoble has more than 150 works installed in public places that we invite you to discover thanks to several trails across the town and on the grenoble-patrimoine.fr website. These trails have been created with the help of the Département of Isère and the Auvergne-Rhône Alpes Regional Cultural Affairs Directorate.

SZEKELY décline au Village Olympique ses expériences de sculpture-architecture dans des dimensions plus modestes adaptées aux enfants. Il crée un assemblage de volumes aux formes creuses, de "troglodytes" obscurs et mystérieux. Cette sculpture-jeux, constituée de béton coloré projeté au pistolet sur un fin grillage métallique préformé, est composée d’un serpent, un satellite, et un champignon dans lequel se succèdent des itinéraires surprenants, couloirs et chicanes, jeux d'escalade et de glissade. Sur le domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères/Gières, on peut également voir Front, Point de vues et Paroles, trois autres sculptures de l’artiste implantées sur le parvis et dans l’agora du bâtiment Pierre-Mendes-France.

L’œuvre a été réalisée dans le cadre du 1er symposium français de sculpture de 1967. Cette rencontre d’artistes internationaux exprime la volonté de la municipalité de Grenoble de confronter les sculpteurs aux aménagements urbains qui accompagnent l’organisation des jeux olympiques d’hiver de 1968. Une quinzaine d’œuvres a ainsi été créée in situ, de l’entrée nord de la Ville au Village Olympique en passant par le parc Paul Mistral.

Le Hongrois SZEKELY (1923 - 2001) apprend la taille du bois et le modelage dès l'âge de 11 ans, puis étudie la sculpture et le dessin auprès d’Hanna DALOS. Interné en 1944 dans un camp de travail, il s'initie à la sculpture sur pierre et à l'architecture. Évadé, vivant dans la clandestinité, il s'installe en France en 1946. Au cours des années 60, il réalise la première sculpture-architecture à usage collectif à Valenciennes et édifie pour l’Association familiale Renouveau un village de vacances à Beg-Meil en Bretagne. Il invente un procédé permettant la taille du granit par le feu et développe la technique du béton projeté sur ossature métallique. SZEKELY définit sa sculpture comme n'étant ni abstraite, ni figurative, mais "significative". Ses œuvres aux formes élémentaires sont à la fois un lieu de protection et une sculpture habitable.

Cette œuvre est une commande de la Ville de Grenoble en 1967. La Ville de Grenoble compte plus de 150 œuvres implantées sur l’espace public, que nous vous invitons à découvrir à travers plusieurs parcours dans la ville et sur le site grenoble-patrimoine.fr. Ces parcours ont été réalisés avec l’aide du Département de l’Isère et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône Alpes.

Période historique

7ème période : 1968 / aube XXIe

Classé en

  • Patrimoine Monumental (Artistique, culturel et scientifique)

Thématique(s)

  • Art et culture

En liaison avec cet élément du patrimoine

Bibliographie

- BOCCON-PERROUD I. et SAVINE M. Un musée sans murs : le premier Symposium français de sculpture, Grenoble été 1967. Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1998.
- Un musée sans murs, la commande publique dans l'agglomération grenobloise depuis les années 50. Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1999.

Crédit (auteur)

Direction des Affaires Culturelles, Ville de Grenoble

Date

1967

Diaporama

Pierre Székely, "Univers de Jeux 1", 1967, béton coloré projeté au pistolet sur un fin grillage métallique préformé (détail)
Pierre Székely, "Univers de Jeux 1", 1967, béton coloré projeté au pistolet sur un fin grillage métallique préformé (détail)