"Sculpture" ou "L'Esprit de la terre", 1967, de Magda FRANCK

"Sculpture" ou "L'Esprit de la terre", 1967, de Magda FRANCK

Sculpture de Magda Franck, 1967
© Photographie, 1967, AMG

Audio guide

  • français
  • anglais
  • espagnol
  • italien

Sculpture, (1967),sculpture made from Pouillenay stone by Magda FRANCK (1914 – 2010)

On the edge of Rue de Stalingrad, the massiveness of this work by Magda Franck is softened by its hollowed out arrowslits. The piece takes the form of a monolithic block more than three metres high with each face being treated like a bas-relief – the sculpted forms barely jutting out and partly carved into the block. Its form reveals the artist’s taste for Pre-Colombian art where masses are placed one on top of the other and the contours are wound around a central core.

A graduate of the School of Fine Art in Budapest, Magda FRANCK (1914 – 2010) settled in Paris in 1960 after having divided her time between France and Argentina. The artist worked mainly in wood and stone and didn’t appreciate metal or concrete. She chose her materials carefully, looking for a “partner” to work with and cut all of the stone herself. Whilst her first works sometimes evoke feminine lines, her artistic production rapidly moved towards abstraction.

The work was commissioned by the town of Grenoble within the framework of the first French symposium of sculpture in 1967. This international rendezvous for artists expressed Grenoble’s desire to confront sculptors with the urban structures that accompanied the organisation of the 1968 Winter Olympics. Around fifteen works were thus created in-situ, from the northern entrance of the town and through Paul Mistral Park to the Olympic village.

There are more than 150 works installed in public spaces in and around Grenoble. You can discover them thanks to several trails across the town and on the grenoble-patrimoine.fr website. These trails have been created with the help of the Department of Isère and the Auvergne-Rhône Alpes Regional Cultural Affairs Directorate.

En bordure de la rue de Stalingrad, la massivité de l’œuvre de Magda Franck, adoucie par le creusement d’étroites meurtrières, s’exprime dans un bloc monolithe d’une hauteur de plus de trois mètres dont chaque face est traitée comme un bas-relief – les formes sculptées ont peu de saillie et sont en partie engagées dans le bloc. Sa forme laisse entrevoir le goût de l’artiste pour l’art précolombien où les masses se superposent et où les méandres s’enroulent autour d’un noyau central.

Diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Budapest, Magda FRANCK (1914 – 2010) s’installe en 1960 à Paris après avoir vécu entre la France et l’Argentine. Cette artiste travaille principalement le bois et la pierre et n’apprécie ni les métaux ni les bétons. Elle choisit avec soin ses matériaux, à travers lesquels elle recherche un « associé » et dont elle mène intégralement et personnellement la taille. Si ses premières œuvres peuvent évoquer des lignes féminines, sa production s’oriente rapidement vers l’abstraction.

L’œuvre est une commande de la ville de Grenoble, réalisée dans le cadre du premier Symposium français de sculpture de 1967. Cette rencontre d’artistes internationaux exprime la volonté de la municipalité de Grenoble de confronter les sculpteurs aux aménagements urbains qui accompagnent l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 1968. Une quinzaine d’œuvres a ainsi été créée in situ, de l’entrée nord de la ville au Village Olympique en passant par le parc Paul Mistral.

Le territoire grenoblois compte plus de 150 œuvres implantées sur l’espace public, que nous vous invitons à découvrir à travers plusieurs parcours dans la ville et sur le site grenoble-patrimoine.fr. Ces parcours ont été réalisés avec l’aide du Département de l’Isère et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes.

Période historique

7ème période : 1968 / aube XXIe

Classé en

  • Patrimoine Monumental (Artistique, culturel et scientifique)

Thématique(s)

  • Art et culture

Bibliographie

- BOCCON-PERROUD I. et SAVINE M. Savine. Un musée sans murs : le premier Symposium français de sculpture, Grenoble été 1967. Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1998.
- Un musée sans murs, la commande publique dans l'agglomération grenobloise depuis les années 50. Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1999.

Crédit (auteur)

Direction des Affaires Culturelles, Ville de Grenoble

Date

1967