"Mutants", 1967, de Maxime DESCOMBIN

"Mutants", 1967, de Maxime DESCOMBIN

Maxime Descombin, "Mutants", 1967, éléments préfabriqués en béton avec agrégats de granit rose
© Association pour l'atelier Descombin. Photo Jacques-Marie Francillon, 2005, VdG

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Mutants, 1967, Assemblage of prefabricated concrete with pink granite aggregate.

Mutants spreads out in space according to an arrangement of combined forms: slabs of square and rectangular concrete have been cut up, pierced and slotted together, evoking a kind of three-dimensional grid. There is a certain tension between the straight lines and the curves of the different elements. The solid areas and the hollows or furthermore the light and shade, play with the interior space whilst blending perfectly with the natural environment of Paul Mistral Park. The work was made within the framework of the first French symposium of sculpture in 1967. This international rendezvous for artists expressed the town of Grenoble’s desire to confront sculptors with the urban structures that accompanied the organisation of the 1968 Winter Olympics. Around fifteen works were thus created in-situ, from the northern entrance to the town to the Olympic village and going through Paul Mistral Park.

Maxime DESCOMBIN (1909-2003) started working as a stonemason in a quarry when he was a teenager, before taking drawing classes at the fine arts school in Mâcon and then working for a local sculptor. During the 1930s he worked with wood and stone in a figurative style, creating many portraits. After the Second World War, moving towards abstraction became a necessity for him and he entered a period of experimentation that led him to make his first serial sculptures. They are characterised by the repetition of one of the basic elements that the artist called a “simple” and from which the works have an infinite potential for transformation. The geometric forms and the variety of combinations that came out of them steered his artistic production towards monumental sculptures made from concrete or metal.

This work was commissioned by the town of Grenoble in 1967 The town of Grenoble has more than 150 works installed in public places that we invite you to discover thanks to several trails across the town and on the grenoble-patrimoine.fr website. These trails have been created with the help of the Département of Isère and the Auvergne-Rhône Alpes Regional Cultural Affairs Directorate.

Assemblages d'éléments préfabriqués en béton avec agrégats de granit rose, Mutants se déploie dans l'espace selon un dispositif de formes combinées : des plaques de béton carrées et rectangulaires ont été découpées, percées et imbriquées les unes dans les autres, évoquant une sorte de quadrillage tridimensionnel. Les éléments, mis en tension par les lignes droites et les courbes, les pleins et les vides ou encore l'ombre et la lumière, jouent avec l'espace intérieur tout en s'accordant idéalement à l'environnement naturel du parc Paul Mistral. L’œuvre a été réalisée dans le cadre du 1er symposium français de sculpture en 1967. Cette rencontre d’artistes internationaux exprime la volonté de la municipalité de Grenoble de confronter les sculpteurs aux aménagements urbains qui accompagnent l’organisation des jeux olympiques d’hiver de 1968. Une quinzaine d’œuvres a ainsi été créée in situ, de l’entrée nord de la Ville au Village olympique en passant par le parc Paul Mistral.

Maxime DESCOMBIN (1909 - 2003) s’exerce dès son adolescence au métier de tailleur de pierre dans une carrière, avant de suivre des cours de dessin à l'école des beaux-arts de Mâcon et d'entrer dans l'atelier d'un sculpteur de la région. Au cours des années 1930, il travaille le bois et la pierre dans une veine figurative, réalisant de nombreux portraits. Après la Seconde Guerre mondiale, le passage à l'abstraction devient pour lui une nécessité et il entame une période de recherches qui le conduisent à réaliser ses premières sculptures sérielles. Elles se caractérisent par la répétition d'un élément de base que l'artiste appelle « un simple », à partir duquel les œuvres possèdent un potentiel infini de transformation. Les formes géométriques et les combinaisons variées qui en découlent orientent sa production vers des sculptures monumentales en béton ou en métal.

Cette œuvre est une commande de la ville de Grenoble en 1967. La Ville de Grenoble compte plus de 150 œuvres implantées sur l’espace public, que nous vous invitons à découvrir à travers plusieurs parcours dans la ville et sur le site grenoble-patrimoine.fr. Ces parcours ont été réalisés avec l’aide du Département de l’Isère et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône Alpes.

Période historique

7ème période : 1968 / aube XXIe

Classé en

  • Patrimoine Monumental (Artistique, culturel et scientifique)

Thématique(s)

  • Art et culture

En liaison avec cet élément du patrimoine

Bibliographie

- BOCCON-PERROUD I. et SAVINE M. Un musée sans murs : le premier Symposium français de sculpture, Grenoble été 1967. - Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1998.
- Un musée sans murs, la commande publique dans l'agglomération grenobloise depuis les années 50. - Grenoble, CNAC et Musée dauphinois, 1999, p. 12.

Crédit (auteur)

Direction des Affaires Culturelles, Ville de Grenoble

Date

1967